| De 1852 à
1867, l'histoire du Bagne est chaotique; Ayant du quitter
les îles du salut devenues trop petites,les transportés
arrivent sur la "grande terre"; Des camps
fleurissent un peu au hasard,puis disparaissent quand la
main d'oeuvre pénale et son encadrement, décimées par
les maladies ne peuvent plus y subsister; les bagnards construisaient des
briqueteries, pour fabriquer leurs propres geôles.
|
|||
|
|||
| En 1867,
le taux de mortalité de la population pénale est tel
que le législateur s'émeut et suspend la Transportation
pour les blancs, les dirigeant sur la Nouvelle Calédonie
; Mais dans ces îles, l'opposition des populations
locales et des colons fut farouche et le" petit
paradis" de l'île des pins apparut bien peu
dissuasif...dès 1887, les Transportés reprirent le
chemin de la Guyane, associés cette fois aux récidivistes
qui tombaient sous le coup de la relégation (loi du 27
Mai 1885)
|
|||
|
|||
| Le systéme
perdurera ainsi jusqu'au du dernier convoi de novembre
1938. C'est l'arrivée du front populaire et le rapport
de Gaston Monnerville député de la Guyane,en 1937 qui
vont accélérer la fin du bagne ; Six mois avant le départ
des derniers relégués de Saint Martin de Ré, le décret-loi
de juin de la même année, réformait la loi sur la
Transportation et instituait sa suppression.Il restait a
ce moment là en guyane, prés de 3300 condamnés, autant
de libérés astreints au doublage et environ 2000 relégués
.Le rapatriement de cette population pénale dans des
centrales construites à cet effet ne put se faire devant
l'imminence de la guerre....
|
|||
| La Seconde
Guerre Mondiale divisera la population du Bagne comme
celle de métropole, entre Vichy et Londres. Les
surveillants militaires s'opposent, les bagnards tentent
de quitter leur condition en rejoignant la France Libre côté
Surinam . S'exprime alors la volonté d'un
raffermissement d'une réglementation jugée trop laxiste
; Le colonel Camus, ancien directeur de poulo Condore, en
poste au 1er septembre 1941, applique une discipline de
fer. Ajouté à cela, le manque de ravitaillement et la
mise au travail des relégués , alors que ce n'est pas
l'objet de cette condamnation,font qu' à la fin de la
guerre, en 1944, lorque nommé par le général De gaulle
pour "liquider" le bagne,le lieutenant colonel
SAINZ prend ses fonctions, il trouvera une population pénale
diminuée de plus de la moitié. Jamais le Bagne n'avait
connu ce niveau de mortalité.
|
|||
![]()
|
|||
| De 1945 à
1949, l'Armée du Salut soutiendra et aidera les derniers
bagnards à retourner en métropole où à se forger un
nouvel avenir, Ch. Péan, les Waélly, les Chastagnier:
autant de noms et de familles au charisme et à la générosité
reconnus. Le 1er Août 1953, les derniers témoins, Bagnards ou Surveillants rentraient en France sur le "San matteo", ainsi prenait fin une aventure de cent ans. |